Méridienne | Les amis de la librairie Géronimo

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jeudi 10 mai 2012

le temps de l'échange

mercredi 16 mai /// 18h00

Jean-Christophe Rufin

Le grand Coeur

- éd. Gallimard-

Il faut tout oublier de ce que l'on sait sur le Moyen Âge et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la puissance d'un roman picaresque, la précision d'une biographie et le charme mélancolique des confessions.

Jean-Christophe Rufin, médecin, voyageur, écrivain, est l'auteur de romans désormais classiques, tels que "L'Abyssin", "Globalia" ou "Rouge Brésil", prix Goncourt 2001.

samedi 5 mai 2012

Antonio Tabucchi

mercredi 9 mai/// 20h00

Le club des lecteurs se réunira autour de l'oeuvre d'Antonio Tabucchi.

jeudi 3 mai 2012

écrivain et journaliste

mercredi 9 mai /// 18h00

Eric Fottorino

Mon tour du "Monde"

- éditions Gallimard -

Journaliste      

Eric Fottorino nous raconte le journalisme selon "Le Monde" de son premier article en 1981 à son départ en 2010

écrivain

Ayant reçu de nombreux prix (Caresse de rouge 2004 / Korsakov 2004 / Baisers de cinéma 2007 / L'homme qui m'aimait tout bas 2009...) sa langue nous fait éprouver la nécessité de chaque mot, une langue économe d'effets mais très juste.

 

"Je me souviens de tout. La rue des Italiens, les séances de Bourse au palais Brongniart, mes premiers reportages. Je revois les affamés d'Ethiopie, le visage de Mandela, la trogne de Noriega. Je revois les kolkhozes d'Ukraine, le marché aux grains de Chicago, les élégantes du Viet Nam. J'entends la voix de Jacques Benveniste, qui croyait à la mémoire de l'eau, Jane Birkin parlant de Gainsbourg, tant de silhouettes, tant de reportages. Le journalisme fut mon pain de tous les jours. Je suivis d'un coeur léger ses mots d'ordre : voyager, rencontrer, raconter. Puis recommencer.

Elu directeur, j'ai plongé dans l'aventure collective. Il a fallu garder confiance quand les dettes s'accumulaient, et que le Net ébranlait la galaxie Gutemberg. Il a fallu réinventer ce journal dans l'urgence et la douleur, sans gros moyens, avec la foi du charbonnier. Il a fallu aussi approcher le pouvoir et le tenir à distance. La mer était souvent agitée.

J'ai tout revu, tout revécu. J'ai tout aimé ou presque, sachant avec Cioran qu'il faut parfois avaler l'amer avec le sucré. J'ai quitté Le Monde mais Le Monde ne m'a pas quitté" E.F.

mardi 1 mai 2012

une précieuse mémoire

Ralph Dutli porte toute l'oeuvre d'Ossip Mandelstam en son coeur.

jeudi 26 avril, c'est en poète qu'il est venu nous parler du plus grand poète russe du XXème siècle et qu'il nous a fait un cadeau inestimable en nous offrant de dire des vers de Mandelstam en russe.

Un grand merci donc à Ralph Dutli pour ce travail si essentiel qu'il a fait autour de ce poète qui était un "grand vivant" malgré la trajectoire tragique de son destin. Merci également aux éditions "Le bruit du temps" qui ont permis l'édition française de ce  magnifique ouvrage.

Toutes les oeuvres de Mandelstam sont à découvrir à la librairie Geronimo

mercredi 25 avril 2012

nouvelles familles

jeudi 3 mai

    18h00

l'APGL invite :

Eric Garnier


l'homoparentalité en France

la bataille des nouvelles familles

- éditions Thierry Marchaisse
Après avoir réuni un matériel conséquent de documents, témoignages et expériences, Eric Garnier nous livre ici un livre important, une synthèse tout à la fois engagée, honnête et grand public sur la question de l'homoparentalité. Il dresse une vue d'ensemble de la situation actuelle et retrace l'évolution de la société depuis l'adoption du pacs en 1999 jusqu'à aujourd'hui, à quelques semaines d'une élection présidentielle qui semble plus que jamais décisive.
APGL : association des parents et futurs parents gays et lesbiens
www.apgl.fr

vendredi 20 avril 2012

"Inventer ce qui existe"

vendredi 27 avril /// 18h00

Nathalie Kuperman

Les raisons de mon crime

- éditions Gallimard -

- Et, tout pensifs, tandis que de leurs grands yeux bleus
Silencieusement tombe une larme amère,
Ils murmurent : "Quand donc reviendra notre mère ?"
Arthur Rimbaud



"Elle n'avait pas eu une vie facile. Elle passait les détails, mais ce qu'il fallait qu'il sache, et puisque ça lui viendrait aux oreilles un jour ou l'autre elle devait le lui dire, c'est que les quatre hommes qu'elle avait aimés depuis son divorce étaient morts. Maurice faillit s'étrangler.
Ils sont morts de quoi ?
De mort naturelle, pardi !
Et ce fut elle qui s'étrangla de rire. Maurice la regardait, de plus en plus fasciné. Cette femme était exactement la femme dont il rêvait.
Bon, maintenant que tu sais, tu restes ?
Tu veux bien de moi ?
Et comment !
Ils se tapèrent dans la main comme pour conclure une bonne affaire (et Maurice n'osait croire qu'il venait de croiser l'amour une seconde fois, de façon si brutale, si forte, si rapide)."

En retrouvant des années plus tard une cousine perdue de vue, la narratrice se trouve plongée dans un univers qui l'effraie et la fascine jusqu'au vertige. Les personnages de ce nouveau roman de Nathalie Kuperman sont impressionnants de brutalité, presque de sauvagerie, et pourtant bouleversants de franchise, d'humanité blessée.

Michel Abescat (Télérama n° 3236) : ... Nathalie Kuperman empoigne une nouvelle fois la réalité d'une société qui rejette et méprise un nombre croissant de ses membres. Elle observe sans complaisance, fait face, prend des risques. Son livre est bouleversant de violence et de tendresse. Ses personnages, magnifiques d'ambiguïté. Ses mots ne consolent pas, ils réveillent. Crus. Aigus. Infiniment justes. "C'est ça écrire, ma jolie, dit Marianne à sa fille, c'est inventer ce qui existe".

Nathalie Kuperman vit à Paris. Après "Nous étions des êtres vivants" (2010), "Les raisons de mon crime" est son septième roman. Elle écrit également des livres pour enfants et adolescents, "La liberté est une poussière d'étoiles" (2011), et de nombreuses histoires pour la presse jeunesse.

vendredi 13 avril 2012

un événement littéraire

jeudi 26 avril /// 18h30

MANDELSTAM,

mon temps, mon fauve

une biographie


Ralph Dutli / auteur

Antoine Jaccottet / éditeur

seront présents à la 

librairie Geronimo

Biographie illustrée de 135 documents.
Traduction de l'allemand par Marion Graf, revue par l'auteur.
Martyr de la poésie qui paya son oeuvre de sa vie, Ossip Mandelstam (1891-1938) apparaît aujourd'hui comme un mythe de la littérature du XXè siècle.
La biographie de Ralph Dutli, traducteur en allemand des oeuvres complètes de Mandelstam, permet de découvrir le poète à travers le récit captivant de son existence errante, de plus en plus persécutée, dans une époque cruelle avec laquelle il était trop honnête, trop épris de liberté, pour se réconcilier jamais. Un homme jusqu'à son dernier souffle âprement attaché à la vie, perpétuellement amoureux, habité par la "rage littéraire", la volonté d'opposer à la tenaille du stalinisme les seules armes de la langue et de la culture, "la parole bienheureuse et insensée" de la poésie. Les poèmes, les proses, les essais n'étant jamais dissociés des événements de cette existence, ce livre donne accès, peu à peu, à travers les nombreuses citations qui ponctuent le récit, à cette oeuvre d'une beauté et d'une force indicibles.

En me privant des mers et de l'élan et de l'aile
En donnant à mon pied l'assise de la terre violente,
Qu'avez-vous obtenu ? Brillant calcul :
Vous ne m'avez pas pris ces lèvres qui remuent.
          Ossip Mandelstam, mai 1935



Vladimir Nabokov : "Un merveilleux poète, le plus grand de tous ceux qui ont tenté de survivre sous le pouvoir soviétique..."

Paul Celan : "Mandelstam : rarement j'ai eu, comme avec sa poésie, le sentiment de cheminer - de cheminer aux côtés de l'irréfutable et du vrai, et ce, grâce à lui."

Pier Paolo Pasolini : "Léger, intelligent, spirituel, élégant, voire même exquis, joyeux, sensuel, perpétuellement amoureux, honnête, clairvoyant et heureux, même dans les ténèbres de sa maladie nerveuse et de l'horreur politique, juvénile, ou même presque gamin, saugrenu et cultivé, fidèle et inventif, souriant et endurant, Mandelstam nous a offert l'une des oeuvres les plus heureuses du siècle...

dimanche 25 mars 2012

cinéma : une création collective et bénévole

samedi 31 mars /// 17h30

projection courts métrages

"les droits imprescriptibles de l'imagination"

vendredi 30 mars /// 18h00

Arthur Dreyfus

Belle Famille

-éd. Gallimard-

"Madec se dirigea vers la cuisine pour chercher un couteau à pointe fine. Comme s'il était surveillé, il s'interdit la lumière. L'obscurité ne faisait pas disparaître les formes, mais les couleurs. Est-ce ainsi que voyaient les gens dans les vieux films ? L'enfant ouvrit le tiroir à ustensiles."
Ensuite un peu de bruit, et beaucoup de silence."

Arthur Dreyfus est né en 1986. Scénariste pour le cinéma, il est également auteur pour la télévision ou pour des humoristes comme Anne Roumanoff. Il est aussi l'auteur de La Synthèse du Camphre (Gallimard) et de l'essai Le livre qui rend heureux (Flammarion)



samedi 24 mars 2012

littérature japonaise

De retour du salon du livre de Paris, les étudiants de l'université Paul Verlaine de Metz vous propose des lectures à voix haute autour de la littérature japonaise.

librairie Geronimo


jeudi 29 mars /// 17h00

mercredi 21 mars 2012

la lecture dans la vie

mardi 27 mars /// 18h00

Marielle Macé

Façons de lire, manières d'être

-essais gallimard-

La lecture est l'une de ces conduites par lesquelles, quotidiennement, nous donnons un aspect, une saveur et même un style à notre existence.

"J'allais rejoindre la vie, la folie dans les livres. (...) La jeune fille s'éprenait de l'explorateur qui lui avait sauvé la vie, tout finissait par un mariage. De ces magazines et de ces livres j'ai tiré ma fantasmagorie la plus intime...". Lorsque le jeune Sartre se rêve en héros après avoir lu les aventures de Pardaillan, il ne fait rien d'exceptionnel, sinon répéter ce que nous faisons tous quand nous lisons, puissamment attirés vers des possibilités d'être et des promesses d'existence que donne la littérature.
C'est dans la vie ordinaire que les oeuvres se tiennent, qu'elles déposent leurs traces et exercent leur force. Il n'y a pas d'un côté la littérature, et de l'autre la vie ; il y a au contraire, dans la vie elle-même, des formes, des élans, des images et des styles qui circulent entre les sujets et les oeuvres, qui les exposent, les animent, les affectent. Car les formes littéraires se proposent dans la lecture comme de véritables formes de vie, engageant des conduites, des démarches, des puissances de façonnement et des valeurs existentielles.
Dans l'expérience ordinaire de la littérature, chacun se réapproprie son rapport à soi-même, à son langage, à ses possibles et puise dans la force du style une esthétique.

Directrice adjointe du CRAL (Centre de Recherche sur les Arts et le Langage) Marielle Macé est spécialiste de littérature française moderne. Normalienne, agrégée de lettres, docteur (Paris-IV, 2002), habilitée à diriger des recherches (EHESS, 2011), elle enseigne la littérature française et la pensée littéraire à l'EHESS, à l'Ecole normale supérieure, et comme professeur invité à New-York University.

Sa recherche a porté successivement sur le genre de l'essai en France au XXe siècle (autour notamment de Gide, Valéry, Thibaudet, Paulhan, Sartre ou Barthes), sur la mémoire littéraire et ses enjeux, sur les conduites de lecture et l'expérience esthétique, et sur un renouveau de la pensée du "style", élargie de l'art à la vie quotidienne et à ses formes.

Elle est notamment l'auteur d'un ouvrage très remarqué et qui fait autorité : "Le temps de l'essai" (Belin, 2006)

lundi 19 mars 2012

en bref

   samedi 24 mars /// 18h00

            formes brèves

                 lectures à voix haute

Aphorismes, maximes, sentences, apophtegmes. Soûtras, peut-être ! Vous pensez que c'est la même chose ? Pourquoi pas ? 
Mais encore : histoires très courtes, nouvelles allégées, fragments, fatras, sac à malices, haïkus, dialogues lapidaires...
Un bric à brac très ordonné vous attend pour une soirée lecture à voix haute consacrée aux formes brèves.

samedi 17 mars 2012

récit burlesque et enthousiasmant

jeudi 22 mars /// 18h30

Pierre Hanot

Aux armes défuntes

-éd. Baleine-

1948, Marseille, le sous-lieutenant Polmo embarque sur le Cap Tourane à destination de l'Indochine où il rêve de se couvrir de gloire. Après une traversée rocambolesque, vient enfin l'heure du combat contre un ennemi insaisissable, dans la boue et les rizières. Très vite confronté à la réalité d'une guerre perdue et d'une cause inique, Polmo voit ses dernières illusions s'évanouir
Roman de l'inversion des valeurs, récit burlesque porté par la verve et la gouaille, "Aux armes défuntes" est un polar déjanté et astral oscillant entre équipée militaire, farce ubuesque et parodie de SF.

Pierre Hanot est né à Metz. Romancier, plasticien, chanteur, auteur, compositeur, guitariste, Pierre Hanot est un homme libre.

www.pierrehanot.com

mercredi 14 mars 2012

Gravures

mardi 20 mars /// à partir de 18h00

grignotage et arrosage printanier en compagnie de

François Drapier

d'un printemps à l'autre

François Drapier nous invite à découvrir 48 petites gravures de la semaine réalisées d'un printemps à l'autre.

Ses gravures liées à ses engagements politiques et aux événements de l'année sont à la fois drôles, poétiques et sensibles. Entre dessin d'humeur et dessin politique, François Drapier nous donne à voir de nombreuses facettes de son art de graveur avec simplicité et fraîcheur.

Exposition visible du 20 au 31 mars 2012 à l'étage de la librairie Geronimo

jeudi 8 mars 2012

adolescences plurielles

samedi 17 mars /// 11h30


L'association A Propos invite :

Dominique Texier

Adolescences contemporaines

Avec cet abécédaire où les mots liés au monde de l'adolescence croisent au hazard de l'ordre alphabétique ceux de notre époque, Dominique texier donne à penser les adolescences plurielles comme autant de froissements, plis, replis, à l'image de la texture discontinue du parcours des jeunes à cet âge de la vie. Elle montre comment les discours sociaux, dominés par l'impératif de l'économique et de la jouissance consommatrice, produisent la figure de l'adolescent contemporain et l'installent dans un entre-deux de plus en plus long et consensuel. Les nouvelles modalités d'organisation des liens intersubjectifs (SMS, chat, mail, réseaux sociaux, contractualisation des relations...) interrogent la manière dont les jeunes cherchent, malgré tout, dans ce monde sans limites, des repères susceptibles de structureer leur être en devenir. La rencontre heurtée avec l'altérité qui surgit, de façon brutale et toujours inattendue, autant imprévisible qu'inexorable, nécessite de leur part un acte créatif, au coeur même de la langue, avec les mots qui les bordent, avec les mots qu'ils ont cueillis sur des chemins de traverse, découpés dans le tissu social contemporain, peu hospitalier à leur singularité et leurs différences. Les adolescents d'aujourd'hui demandent encore à pouvoir désirer le monde et goûter les mots, cet abécédaire en témoigne.

Dominique Texier est pédopsychiatre et psychanalyste, médecin-chef du CMPP Paris 6è

Adolescences contemporaines est édité par Erès, collection Humus -subjectivité et lien social- collection dirigée par Jean-Pierre Lebrun

Préface d'Olivier Douville

www.editions-eres.com /eres@editions-eres.com

une émancipation

jeudi 15 mars /// 19h30

Anne Wiazemsky

Une année studieuse

- éd. Gallimard -

"Un jour de juin 1966, j'écrivis une courte lettre à Jean-Luc Godard adressée aux Cahiers du Cinéma, 5 rue Clément-Marot, Paris 8è. Je lui disais avoir beaucoup aimé son dernier film, Masculin Féminin. Je luis disais encore que j'aimais l'homme qui était derrière, que je l'aimais, lui. J'avais agi sans réaliser la portée de certains mots"

lundi 5 mars 2012

histoire d'une place

mercredi 14 mars /// 18h30

Aurélien Davrius

La place d'Armes de Metz

-éd. Alain Baudry et Cie-

Le quartier historique de la cathédrale Metz, tel que nous le connaissons, fut construit pour l'essentiel au milieu du 18ème siècle à l'occasion d'importants travaux d'urbanisme et de l'agrandissement de l'ancienne place d'Armes. Ces embellissements s'inscrivaient dans la volonté de la monarchie de moderniser et aérer ses villes, caractéristique du siècle des Lumières. A Metz, ils répondaient en outre à des exigences logistiques liées à la situation géographique et au rôle militaire de cette cité forteresse sur le flanc nord-est du royaume. Le caractère de cette nouvelle place d'Armes symbolise la ville encore aujourd'hui. Un homme d'Etat cultivé, le maréchal de Belle-Isle, gouverneur de Metz, est l'initiateur de ce projet. Son successeur le maréchal d'Estrées, autre grand seigneur, dut se charger de la réaliser, aidé par l'expertise de l'ingénieur municipal Gardeur-Lebrun. Les travaux traînèrent pendant six ans, jusqu'à ce que par hasard, un architecte parisien, plus connu alors pour ses écrits que pour ses réalisations, vînt à Metz. Il prit la responsabilité de reconstruire l'ensemble du quartier de la cathédrale. Jacques-François Blondel, collaborateur de "l'Encyclopédie", académicien en 1755, professeur à l'Académie royale d'architecture en 1762, avait été commissionné en 1761 par la famille Choiseul pour établir les plans de l'abbaye royale Saint-Louis à Metz. Une fois dans cette ville, il ne put que constater l'état de désolation d'un chantier inachevé. Chargé de la reconstruction d'un nouvel hôtel de ville, d'un nouvel évêché et d'un nouveau parlement, Blondel allait pouvoir proposer un plan d'ensemble cohérent et homogène, et appliquer dans la pierre ce qu'il enseignait tous les jours à ses élèves : le "bon goût en architecture". Ce grand représentatnt de l'architecture classique à la Française, à la fois critique de l'excès rocaille et de l'excès néoclassique, allait appliquer à la conception de la place d'Armes un "style mâle", comme le caractère de convenance l'exige pour une ville militaire comme Metz.

Aurélien Davrius, né en 1980, est historien de l'architecture.

mercredi 29 février 2012

une ville

samedi 10 mars /// 17h30

Robert Scholtus

Promesse d'une ville

- éditions arléa -

"J'aime ma ville, mais je ne saurais dire exactement ce que j'y aime. Je ne pense pas que ça soit l'odeur. Je suis trop habitué aux bâtiments pour avoir envie de les regarder. J'aime certaines lumières, quelques ponts, des terrasses de cafés. J'aime beaucoup passer dans un endroit que je n'ai pas vu depuis longtemps" 
Georges Perec, Espèces d'espaces.


Saura-t-on jamais ce qui fait l'âme d'une ville et sa beauté ? Inutile de s'encombrer des théories des urbanistes et des clichés des photographes. Chacun la modèle selon le contour de ses rêveries.

Avec une tendresse un rien querelleuse, l'auteur évoque la ville de Metz qu'il a quittée pour y revenir dix ans plus tard. C'est elle en réalité qui lui revient, chargée d'une histoire oubliée, comme vous revient un poème appris à l'école. L'"émotion de la provenance" qu'éprouve l'auteur au gré de ses déambulations et de ses souvenirs tempère, sans l'oblitérer, "le refus d'appartenance" que la ville de sa jeunesse lui a appris à cultiver.

Robert Scholtus est écrivain et théologien, il vit à Metz, il a été directeur du Séminaire de l'Institut Catholique de Paris.

Auteur de nombreux livres chez Bayard : Petit christianisme d'insolence, Petit christianisme de tradition, Faut-il lâcher prise ? Lettres à mes morts et Une saison dans les limbes.

mardi 28 février 2012

Entretien

mercredi 7 mars /// 18h30

le temps, l'amitié, l'enseignement

rencontre avec

Jean-Paul Resweber

 

Auteur de très nombreux ouvrages, aux frontières de la philosophie, de la psychanalyse et de l'anthropologie, spécialiste de la transdisciplinarité et des problématiques éducatives contemporaines, ainsi que de la pensée de Martin Heidegger, Jean-Paul Resweber a créé le département de philosophie de l'Université de Metz et la revue Le Portique - revue de philosophie et de sciences humaines qui compte aujourd'hui 28 livraisons.
L'Université de Lorraine lui rend un hommage lors de la journée du jeudi 8 mars.
Rencontre animée par Benoît Goetz, professeur de philosophie à l'Université de Lorraine.
avec le forum de l'irts de Lorraine

dimanche 26 février 2012

voyage et papier

lundi 5 mars /// 17h30

             Erik Orsenna

               Sur la route du papier

     Petit précis sur la mondialisation III

        - éditions stock -

"Un jour, je me suis dit que je ne l'avais jamais remercié.
Pourtant, je lui devais mes lectures.
Et que serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ?
Pourtant, c'est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer, pas à pas et gomme aidant, mes histoires.
Et que serait ma vie sans raconter ?
Je n'avais que trop tardé. L'heure était venue de lui rendre hommage. D'autant qu'on le disait fragile et menacé.
Alors j'ai pris la route. Sa route.
De la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l'Inde, le Japon, l'Indonésie, l'Ouzbékistan, le Brésil, l'Italie, le Portugal et bien sûr la France, j'ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes. Saviez-vous que le chiffre d'affaires planétaire du papier l'emporte sur celui de l'aéronautique ?
Comme je me préparais au départ, une petite voix m'avait soufflé : "Deux mille ans que la planète et le papier cohabitent. Plus tu en sauras sur lui, mieux tu apprendras sur elle." La petit voix n'avait pas tort."  E.O.

Erik Orsenna de l'Académie Française a obtenu le prix Goncourt pour L'exposition coloniale en 1988. Il est l'auteur, notamment de :
La grammaire est une chanson douce (2001) ; Madame Bâ (2003) ; L'Entreprise des Indes (2010)

Sur la route du papier est le troisième précis de mondialisation publié après Voyage aux pays du coton (2006) et l'Avenir de l'eau (2008)

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