Méridienne | Les amis de la librairie Géronimo

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Manifestations à venir

Fil des billets

vendredi 9 décembre 2011

cinéma

mercredi 14 décembre 2011 /// 20h00

Salle Michel Bonnet à Woippy 

cinéma - débat en présence du réalisateur

Projection du film 

"Une vie française"

de Abdallah Badis

"Etrange objet que ce documentaire toujours au bord de la fiction, à la fois extrêmement personnel, autobiographique - le réalisateur Abdallah Badis, s'y met lui-même en scène, un peu à la façon du réalisateur palestinien Elia Suleiman - et ouvert sur les autres, cherchant à raconter à travers un destin individuel une histoire collective, celle de l'immigration algérienne en France. A la beauté dépouillée des phrases de Badis répond un sens remarquable du cadre et des lieux, cité HLM ou vestiges industriels de Moyeuvre-Grande et Homécourt envahis par la végétation" 
Vincent Arquillière, Télérama

"Nous essayons en tant qu'ouvriers du rêve de dire le corps de l'âme des hommes avec des mots, des sons, des gestes, du silence" Sony Labou Tansi
"Abdallah Badis utilise la puissance du saxo et la voix rocailleuse d'Archie Shepp qui font résonner cette transcendance de la défaillance des corps. Les corps d'Une vie française, ce sont ceux des manoeuvres algériens de la sidérurgie dont le réalisateur est issu, ceux de ces retraités qui regardent leur reste de vie passer, se demandant où ils seront enterrés. Son film très écrit a pourtant l'ouverture d'un jazz improvisé"
Olivier Barlet, Africultures

"La vie en friche"
Abdallah Badis filme un autre monde du silence. Avec des êtres humains, qui ruminent le temps passé des hauts fourneaux, leur gloire passée dans le dur labeur. Une vie francaise marque par son silence. La caméra voyage, doucement elle s'insinue. A travers sa propre histoire, Abdallah Badis trace une histoire collective. Toutes ces usines. Ces masses de tuyau, de fonte, cette "bête géante". Et cet enchevêtrement de rails qui n'est plus aujourd'hui qu'une coagulation de cicatrices. Ce documentaire serein, éloigné du tapage médiatique, n'est pas un tract politique. Pas de revendications, et Dieu sait pourtant qu'il y en aurait ! Le message est d'autant plus fort. C'est de la Politique.
Collier de news

mardi 15 novembre 2011

Démocratiser la culture

Jean-Marie Hordé

Jean-Marie Hordé dirige depuis près de vingt ans le Théâtre de la Bastille, à Paris. Dans un essai qui vient de paraître aux solitaires Intempestifs, il s'interroge, non sans jeter quelques pavés dans la mare culturelle, sur les désirs et motivations qui sous-tendent l'exercice de la direction d'un théâtre.

Il est invité à la librairie Geronimo :

vendredi 18 novembre 

20h00

Fin 2010, après la divulgation d'un rapport adressé au ministre de la Culture et de la Communication portant sur l'échec de la démocratisation culturelle, une polémique s'est ouverte. Les budgets publics qui lui sont consacrés ont augmenté sans que le pourcentage de la population qui en bénéficie progresse, dit le démocratiseur. Qui est-il . Pourquoi revendique-t-il bruyamment cet échec ? Ne défendrait-il pas une idéologie dont il se garderait bien d'énoncer les enjeux ? Que gagnent-tils, lui et le pouvoir qu'il sert, à faire un procès à l'oeuvre d'art ? N'est-il pas celui qui inscrit ce procès dans une conception politique de la société néolibérale ? N'est-il pas celui qui défend une conception trompeuse de l'égalité ? Pourquoi avance-t-il masqué ?

mercredi 12 octobre 2011

Quelle politique menée au nom des français ?

LA FRANCE EN AFRIQUE

Quelle politique menée au nom 

des Français ?

          Colloque organisé par la LICRA

Samedi 15 octobre à la Salle Braun
(18, rue Mozart - Metz)
8h45 / 18h00

Invités :

- Manuel Domergue
- Jean-Paul Gourebitch
- Guy Labertit
- Daniel Payot
- Gérard Unger

Librairie Geronimo
vendredi 14 octobre 
19h00

En introduction à ce colloque, Manuel Domergue viendra présenter l'ouvrage :

"Kamerun ! 

Une guerre cachée

aux origines de la Françafrique 1948-1971"

un livre de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa aux Editions La Découverte

Pendant plus de quinze ans, de 1955 à 1971, la France a mené au Cameroun une guerre secrète. Une guerre coloniale, puis néocoloniale, qui a fait des dizaines de milliers de morts, peut-être davantage. Une guerre totalement effacée des histoires officielles. En France, où l'on enseigne toujours que la décolonisation de "l'Afrique française" fut exemplaire et pacifique. Et au Cameroun, où il est encore risqué aujourd'hui d'évoquer ce terrible conflit qui enfanta une redoutable dictature. C'est dire l'importance de ce livre, qui retrace pour la première fois l'histoire de la guerre menée par les autorités françaises contre l'Union des populations du Cameroun (UPC), le parti indépendantiste crée en 1948, et tous ceux pour qui la liberté et la justice s'incarnaient en un mot : "Kamerun !"

Manuel Domergue est journaliste au magazine Alternatives économiques

http://www.licra.org/


dimanche 2 octobre 2011

Mona Ozouf au Cloître des Récollets

samedi 8 octobre /// 16h00

Cloître des Récollets

Mona Ozouf

Composition Française

Retour sur une enfance bretonne

- éditions Gallimard -

Mona Ozouf nous fera l'honneur de sa présence pour une conférence organisée conjointement par le Forum de l'IRTS Lorraine et Méridienne.

La France a toujours vécu d'une tension entre l'esprit national et le génie des pays qui la composent, entre l'universel et le particulier. Mona Ozouf se souvient l'avoir ressentie au cours d'une enfance bretonne. Dans un territoire exigu et clos, entre école, église et maison, il fallait vivre avec trois lots de croyances disparates. A la maison, tout parlait de l'appartenance à la Bretagne. L'école, elle, professait l'indifférence aux identités locales. Quant à l'église, la foi qu'elle enseignait contredisait celle de l'école comme celle de la maison.
En faisant revivre ces croyances désaccordées, Mona Ozouf retrouve des questions qui n'ont rien perdu de leur acuité. Pourquoi la France a-t-elle toujours ressenti la pluralité comme une menace ? Faut-il opposer un républicanisme attaché à l'universel et des particularismes invariablement jugés rétrogrades ? Comment vivre heureusement la "composition française" ?

Mona Ozouf agrégée de philosophie, directrice de recherche au CNRS, a consacré l'essentiel de ses recherches aux problèmes de l'école publique en France et de la Révolution Française.

- Composition française - retour sur une enfance bretonne (Gallimard, 2009)

- Dictionnaire critique de la Révolution française, avec François Furet (Flammarion, 2005)

- Varennes : la mort de la royauté, 21 juin 1791 (Gallimard, 2005)

- Les mots des femmes (Fayard, 1995)

mercredi 7 septembre 2011

CINEMA A LA LIBRAIRIE

Méridienne et la librairie Geronimo vous invitent à la projection du film :

"Une Avant Garde"

                                un film de Malec Demiaro

AVANT PREMIERE   ///   VENDREDI 9 SEPTEMBRE  ///   

19H00   ///   LIBRAIRIE GERONIMO            

mercredi 29 juin 2011

UN VERRE EN COMMUN

INVITATION POUR UN VERRE EN COMMUN.......

samedi 2 juillet 2011

librairie Geronimo

à partir de 18h30

samedi 18 juin 2011

invité Gallimard 4

    lundi 27 juin /// 19h00

           Henri Godard

Depuis sa mort, voici un demi-siècle, la stature de Céline n'a cessé de croître : qu'on le veuille ou non, il est un des auteurs majeurs du XXè siècle, un des plus lus, des plus commentés et assurément des plus disputés. Céline a inventé une manière entièrement nouvelle d'écrire le français. Son Voyage au bout de la nuit a été ressenti comme un choc, comme une révolution dans la manière de dire par le roman l'expérience humaine. C'est son oeuvre de polémiste qui devait plus tard lui aliéner durablement nombre de lecteurs. Mais peut-on vraiment dissocier le génie de l'écrivain des violences de l'homme ? Pour Henri Godard les deux sont inséparables. Cette biographie se propose précisément de retracer le chemin de la vie à l'oeuvre, tout comme elle s'efforce de pénétrer le secret de cette existence à l'épreuve du travail de l'écriture. Elle part à la découverte des vérités contradictoires de Céline, que restitue par fragments, de l'enfance à la mort, une abondante correspondance récemment réunie.
C'est un portrait souvent inattendu qui se dessine peu à peu : de l'enfant sage et affectionné du Passage Choiseul au reclus de Meudon, en passant par le jeune commis de boutique, le cuirassier à jamais marqué par la guerre, le médecin des quartiers pauvres, l'antisémite furieux, le prisonnier de Copenhague, mais aussi l'amoureux de la mer et des ports, le copain qui adore parler sexe, enfin, le plus méconnu, l'homme qui mit le corps féminin et la danse au centre de sa vie. Au fil des pages et des années, c'est une figure plus intime, plus complexe, plus déchirée aussi , que découvre le lecteur. Cet itinéraire hors du commun échappe décidément aux simplifications péremptoires.

Henri Godard est l'éditeur de Céline dans la "Bibliothèque de la Pléïade" et l'auteur notamment de Poétique de Céline (1985), de Céline scandale (1994) et du Roman modes d'emploi (2006)

invité Gallimard 3

  mercredi 22 juin /// 19h00

            Annie Le Brun

 C'est au fil d'une vingtaine de chroniques libres, parues dans la Quinzaine littéraire à partir de 2001 et d'une dizaine d'autres textes que la plume tranchante d'Annie Le Brun prend ici la mesure des tendances intello-culturelles de notre époque.
"Ailleurs et autrement" balaie ainsi un spectre très large : des observations sur la langue des medias côtoient des réflexions sur l'alimentation, une tentative de réhabiliter des auteurs oubliés tels Eric Jourdan ou François-Paul Alibert alterne avec des attaques contre le "réalisme sexuel" et l'appauvrissement de nos horizons sensibles. Des expositions vues et des livres lus alimentent une pensée en perpétuel mouvement qui s'intéresse autant à des figures comme René Riesel qu'à la déforestation en Amazonie, la lingerie de Chantal Thomass ou encore la lycanthropie....
Et si Annie Le Brun ne manque pas de se référer à Sade, Roussel ou Jarry, c'est pour y trouver la distance qui lui permet de débusquer les formes toujours nouvelles que prend l'inacceptable de ce temps mais aussi d'exalter ce qui mérite encore de l'être. Non sans humour, elle nous présente une précieuse perspective : "l'increvable soleil de la médiocrité n'a pas fini de fasciner. Mais, s'il est un moyen d'y échapper, voire de la combattre, ne serait-ce pas de commencer à regarder ailleurs et autrement ?"

Annie Le Brun a publié de nombreux titres aux Editions Gallimard :
Les châteaux de la subversion, Soudain un bloc d'abîme, Sade, Ombre pour ombre, De l'éperdu, Du trop de la réalité, on n'enchaîne pas les volcans et récemment : Si rien n'avait une forme, ce serait cela  

dimanche 12 juin 2011

invité Gallimard 2

 

      

      jeudi 16 juin /// 19h00

           Christian BOBIN

Grand moment de littérature à la librairie avec la venue du très rare Christian Bobin.
Ecrivain et poète, Christian Bobin revendique la solitude comme grâce. Il a publié plus d'une quarantaine de livres souvent présentés sous la forme de fragments, et qui toujours explorent "les petites choses" comme il le dit lui-même à savoir le vide, l'enfance, la nature...   

"L'encre fraîche de Rimbaud tache mes doigts. Ses proses font trembler l'air au-dessus de la page comme sur une route fondue au soleil d'été.
Je vais chercher mon pain, mes nuages et mes étoiles dans l'unique librairie du Creusot. L'acacia au bas de la rue du Guide surgit comme un donateur fou. Son haleine sent le miel et l'or.
Toutes les fleurs se ruent vers nous en nous léguant de leur vivant leur couleur et leur innocence. Les contempler mène à la vie parfaite.
Les anémones sont si crédules que même l'enfer leur donne raison."

Christian Bobin est né en 1951 au Creusot.
Il est l'auteur d'ouvrages dont les titres s'éclairent les uns les autres comme les fragments d'un seul puzzle. Entre autres : Souveraineté du vide, Le Très-Bas, La part manquante, La plus que vive, La présence pure et Une bibliothèque de nuages.

dimanche 5 juin 2011

invité Gallimard 1

       jeudi 9 juin /// 19h00

            J.-B. PONTALIS   

 

Né en 1924, J.-B. Pontalis, élève de Sartre est agrégé de philosophie, collaborateur des Temps Modernes ; après une analyse avec Lacan, il entreprend avec Jean Laplanche la rédaction de l'incontournable vocabulaire de la psychanalyse publié en 1967 aux PUF. En 1970, il crée la nouvelle revue de psychanalyse avec entre autres Didier Anzieu et André Green.
Au début des années 80, J.-B. Pontalis évolue vers "l'écriture littéraire", notamment avec la publication de Loin. Suivront parmi d'autres : Frère du précédent, Elles, Le songe de Monomotapa, En marge des nuits... et en 2011 Un jour, le crime.
Pour J.-B. Pontalis, la littérature et la psychanalyse sont intimement liées, d'ailleurs ces titres sont "catalogués" comme des récits.

"Il existe une analogie évidente entre la psychanalyse et la littérature. Nous y voyons à l'oeuvre, sans doute par des voies différentes,.. le même postulat : être, pour la première fois, entendu, reconnu,... et dans le même mouvement, craindre d'être absorbé par la pensée et par le langage" - Perdre de vue - Gallimard 1988


Dans Un jour, le crime, J.-B. Pontalis part en promenade dans les contrées de la folie meurtrière.

Au commencement était l'acte. Cet acte était la mise à mort du père selon Freud, du frère selon la Bible.
Ce commencement est sans fin.
Nous aurons beau nous écrier : "Plus jamais ça !", les faits ne cesseront de nous démentir, de montrer la vanité de nos cris. Les faits sont têtus, disait cet entêté de Lénine.
La violence est souveraine. Partout, dehors, visible, étalée au grand jour. Partout, dedans, cachée, tapie dans l'ombre d'où elle est prête à surgir.
La passion meurtrière, qu'elle soit collective ou individuelle, la rage de détruire, l'amour de la haine ne connaissent pas de limites. Face à la démesure, nos instruments de mesure sont défaillants.

jeudi 26 mai 2011

THEATRE

mardi 14 juin 2011 /// 20h30

la compagnie                     

Des Masques, des Voix

présentera :

 

L'amant
     de Harold Pinter

On passe dans huit jours
    de Sacha Guitry

à la maison des associations,
1, bis rue Castelnau
metz

 

 

 

 

 

 

samedi 25 septembre 2010

JUSTE AVANT LA NUIT...

Vendredi 1er octobre

à 18h00,

Juste avant la nuit...

       A QUOI PENSE L'ART CONTEMPORAIN ?

  Méridienne,
  le Forum-IRTS de Lorraine,
  et Geronimo

se retrouvent pour recevoir

  Elie During, Laurent Jeanpierre
  et Christophe Kihm

qui ont contribué à la fabrique de la Revue Critique n°759/760 (éd. de Minuit)

A quoi pense l'art ? Par quelles voies singulières s'empare-t-il des idées afin de les emporter ailleurs, et d'en produire de nouvelles ?
Ce numéro spécial réunit une quinzaine d'auteurs, critiques, philosophes, historiens de l'art, tous familiers de la création contemporaine. On y examine les avatars du musée et de l'exposition, les pratiques de l'art programmé et de l'art-performance, les rencontres art-science, le traitement artistique des archives, les perspectives du cinéma "étendu" ou "exposé", mais aussi le renouvellement de la critique au contrat de nouveaux paradigmes théoriques ("tournant iconique", pensée "queer"...)