Méridienne | Les amis de la librairie Géronimo

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lundi 7 novembre 2011

Une somme sans équivalent

mardi 8 novembre /// 18h30

LES JUIFS DANS L'HISTOIRE

Dans cette synthèse collective sans équivalent, destinée à un public large et curieux, vingt-neuf auteurs contribuent à dessiner une image d'ensemble de l'histoire des Juifs. Ils en exposent les caractères originaux tout en l'inscrivant dans le cours et la dynamique de l'histoire générale de l'humanité.

La collaboration de spécialistes d'histoire juive et d'historiens spécialisés dans d'autres domaines permet de contextualiser l'évolution des sociétés juives et de montrer comment les Juifs participent à une histoire qui en retour ne cesse de les façonner.

Ce livre aborde aussi la géographie changeante des centres de peuplement juif, les relations avec le pouvoir politique et la société globale, les pratiques culturelles et les représentations mentales.

Sous la direction d'Antoine Germa, Benjamin Lellouch et Evelyne Patlagean

dimanche 23 octobre 2011

Génération(s) et filiation(s)

    Génération(s) et filiation(s)

            regards croisés


Colloque international

4 et 5 novembre 2011 ///  CAEPR

2 avenue Jean XXIII - Metz

Dans le cadre de ce colloque,

Nicole Malinconi 

est invitée à la librairie Geronimo

vendredi 4 novembre /// 17h30

Cette rencontre est animée par Nicolas Brucker

Génération et filiation dans l'oeuvre de Nicole Malinconi

en pièce jointe : tout le programme du colloque 

mercredi 19 octobre 2011

COUPS DE COEUR

mercredi 2 novembre ///

                /// 20h00

librairie Geronimo

....Club des lecteurs autour des coups de coeur des lecteurs....

dimanche 16 octobre 2011

Eric Reinhardt

jeudi 20 octobre /// 19h00

                Eric Reinhardt

            le système Victoria


Si David Kolski, architecte reconverti en directeur de travaux, avait renoncé à adresser la parole à cette inconnue croisée dans une galerie marchande, s'il lui avait dit : "Excusez-moi, je suis désolé, je vous ai pris pour quelqu'un d'autre", s'il avait su qu'en abordant une femme de cette stature il entraînerait son existence dans une direction impossible, Victoria de Winter n'aurait pas trouvé la mort onze mois jour pour jour après leur rencontre. Aujourd'hui, elle serait encore vivante, David ne vivrait pas retiré dans un hôtel de la Creuse, séparé de sa femme et de ses filles. Il n'aurait pas été détruit par le rôle qu'il a joué dans ce drame ni par les deux jours de garde à vue qui en ont découlé. Seulement, le visage de Victoria s'est tourné vers le sien et David a aussitôt basculé dans sa vie.

Eric Reinhardt est né à Nancy. Il vit et travaille à Paris. Il est écrivain, éditeur de livres d'art et collabore avec des artistes dont le chorégraphe Angelin Preljocaj, l'architecte Christian de Portzamparc, le plasticien Sarkis, le créateur de chaussures Chirstian Louboutin. Il est l'auteur de Demi-sommeil (Actes Sud, 1998), Du moral des ménages (Stock, 2002), Existence (Stock, 2004) et Cendrillon (Stock, 2007)

samedi 15 octobre 2011

"C'était tellement bête. On a gâché les gens"

La puissance du roman pour traverser les guerres du XXème siècle : des maquis au départ de l'Algérie en passant par la guerre d'Indochine, Alexis Jenni signe un premier roman épique et puissant.

samedi 15 octobre // 17h00

/

Alexis Jenni




 

L'art français de la guerre

J'allais mal ; tout va mal ; j'attendais la fin. Quand j'ai rencontré Victorien Salagnon, il ne pouvait être pire, il l'avait faite la guerre de vingt ans qui nous obsède, qui n'arrive pas à finir, il avait parcouru le monde avec sa bande armée, il devait avoir du sang jusqu'aux coudes. Mais il m'a appris à peindre. Il devait être le seul peintre de toute l'armée coloniale, mais là-bas on ne faisait pas attention à ces détails.
Il m'apprit à peindre, et en échange je lui écrivis son histoire. Il dit, et je pus montrer, et je vis le fleuve de sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue.

Alexis Jenni vit et travaille à Lyon. L'art français de la guerre est son premier roman, paru chez Gallimard.

mercredi 12 octobre 2011

Quelle politique menée au nom des français ?

LA FRANCE EN AFRIQUE

Quelle politique menée au nom 

des Français ?

          Colloque organisé par la LICRA

Samedi 15 octobre à la Salle Braun
(18, rue Mozart - Metz)
8h45 / 18h00

Invités :

- Manuel Domergue
- Jean-Paul Gourebitch
- Guy Labertit
- Daniel Payot
- Gérard Unger

Librairie Geronimo
vendredi 14 octobre 
19h00

En introduction à ce colloque, Manuel Domergue viendra présenter l'ouvrage :

"Kamerun ! 

Une guerre cachée

aux origines de la Françafrique 1948-1971"

un livre de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa aux Editions La Découverte

Pendant plus de quinze ans, de 1955 à 1971, la France a mené au Cameroun une guerre secrète. Une guerre coloniale, puis néocoloniale, qui a fait des dizaines de milliers de morts, peut-être davantage. Une guerre totalement effacée des histoires officielles. En France, où l'on enseigne toujours que la décolonisation de "l'Afrique française" fut exemplaire et pacifique. Et au Cameroun, où il est encore risqué aujourd'hui d'évoquer ce terrible conflit qui enfanta une redoutable dictature. C'est dire l'importance de ce livre, qui retrace pour la première fois l'histoire de la guerre menée par les autorités françaises contre l'Union des populations du Cameroun (UPC), le parti indépendantiste crée en 1948, et tous ceux pour qui la liberté et la justice s'incarnaient en un mot : "Kamerun !"

Manuel Domergue est journaliste au magazine Alternatives économiques

http://www.licra.org/


mardi 11 octobre 2011

Pascal Quignard

          Pascal Quignard

Mercredi 12 octobre ///  19h00

Les solidarités 

mystérieuses

- éditions Gallimard -

Medea

précédé de  

Danse perdue

- éditions Ritournelles -

Les solidarités mystérieuses :

"Ce n'était pas de l'amour, le sentiment qui régnait entre eux deux. C'e n'était pas non plus une espèce de pardon automatique. C'était une solidarité mystérieuse. C'était un lien sans origine dans la mesure où aucun prétexte, aucun évènement, à aucun moment , ne l'aurait décidé ainsi"

dimanche 9 octobre 2011

"Je n'ai plus d'espoir"

lundi 10 octobre /// 19h00

Dominique Sigaud


"Franz Stangl 

et moi"

éditions Stock

"Au début il y aurait eu cet homme, Franz Stangl, né en Autriche en mars 1908, bon professionnel de la police autrichienne, embauché par l'Histoire dans la Gestapo, rapidement monté en grade, d'abord surintendant, puis lieutenant à l'hôpital du programme T4 d'extermination, puis commandant de Sobibor et de Treblinka en 1942. Sa dernière promotion.
De là, l'Italie, la défaite, la fuite, le faux nom et l'installation au Brésil. De longues et belles années jusqu'à l'arrestation en 1967, l'extradition en Allemagne, le procès, la condamnation à perpétuité, puis l'appel.
Au début du récit, il y aurait pourtant cette phrase prononcée la veille de sa mort, "je n'ai plus d'espoir", presque une phrase finale, précédée d'un "à présent j'ai tout dit pour la première fois", le différenciant cette fois radicalement des autres responsbles et qui entamerait la dernière période de son existence, environ vingt-quatre heures, l'engageant de façon inattendue dans une voie presque contraire à ce qu'il avait vécu jusque-là. D'où mon attrait peut-être, le désir d'en savoir plus. Une entrée en matière en tout cas, et ce Franz Stangl et moi venu d'embée, en une fois".

Dominique Sigaud est journaliste, écrivain, auteur d'une douzaine de romans, récits, essais, romans policiers, de l'Hypothèse du désert (Gallimard 1996) à Conte d'exploitation (Actes Noirs, 2011)

dimanche 2 octobre 2011

Mona Ozouf au Cloître des Récollets

samedi 8 octobre /// 16h00

Cloître des Récollets

Mona Ozouf

Composition Française

Retour sur une enfance bretonne

- éditions Gallimard -

Mona Ozouf nous fera l'honneur de sa présence pour une conférence organisée conjointement par le Forum de l'IRTS Lorraine et Méridienne.

La France a toujours vécu d'une tension entre l'esprit national et le génie des pays qui la composent, entre l'universel et le particulier. Mona Ozouf se souvient l'avoir ressentie au cours d'une enfance bretonne. Dans un territoire exigu et clos, entre école, église et maison, il fallait vivre avec trois lots de croyances disparates. A la maison, tout parlait de l'appartenance à la Bretagne. L'école, elle, professait l'indifférence aux identités locales. Quant à l'église, la foi qu'elle enseignait contredisait celle de l'école comme celle de la maison.
En faisant revivre ces croyances désaccordées, Mona Ozouf retrouve des questions qui n'ont rien perdu de leur acuité. Pourquoi la France a-t-elle toujours ressenti la pluralité comme une menace ? Faut-il opposer un républicanisme attaché à l'universel et des particularismes invariablement jugés rétrogrades ? Comment vivre heureusement la "composition française" ?

Mona Ozouf agrégée de philosophie, directrice de recherche au CNRS, a consacré l'essentiel de ses recherches aux problèmes de l'école publique en France et de la Révolution Française.

- Composition française - retour sur une enfance bretonne (Gallimard, 2009)

- Dictionnaire critique de la Révolution française, avec François Furet (Flammarion, 2005)

- Varennes : la mort de la royauté, 21 juin 1791 (Gallimard, 2005)

- Les mots des femmes (Fayard, 1995)

dimanche 25 septembre 2011

CLUB DES LECTEURS

Le prochain club des lecteurs se tiendra à la librairie

jeudi 29 septembre 2011 /// 20h00



lundi 19 septembre 2011

invitation littéraire

mercredi 7 septembre 2011

CINEMA A LA LIBRAIRIE

Méridienne et la librairie Geronimo vous invitent à la projection du film :

"Une Avant Garde"

                                un film de Malec Demiaro

AVANT PREMIERE   ///   VENDREDI 9 SEPTEMBRE  ///   

19H00   ///   LIBRAIRIE GERONIMO            

lundi 29 août 2011

PARIS LITTERAIRE

      Julien Désiré aime 
                 Paris et la littérature, 

il vous propose des promenades dans Paris pleines de charmes et de surprises. Pour en savoir plus, je vous invite sur son site ; réservez dès à présent une ballade suivant vos désirs :

http://www.paris-in-sub-version.com/fr/accueil/
"En ayant assez d'arpenter seul les rues de Paris avec mon fatras de romans et d'anecdotes, j'ai décidé de les partager. Mes balades vous sont proposées sous l'angle d'un thème, mais mieux vaut vous prévenir : il faut vous attendre à de nombreuses digressions. Je ne pourrai m'empêcher de vous raconter telle anecdote incongrue qui débordera de notre sujet, voire de vous lire un extrait d'un de mes auteurs préférés si nous passons à côté d'un lieu où il a vécu ou qu'il a pris pour cadre d'un de ses romans"  Julien Désiré.

 

lundi 4 juillet 2011

CLUB DES LECTEURS

Chers amis de Méridienne,

Notre prochain club des lecteurs aura lieu mercredi 6 juillet à 20h00 à la librairie. Cette soirée sera consacrée à nos derniers coups de coeur.

mercredi 29 juin 2011

UN VERRE EN COMMUN

INVITATION POUR UN VERRE EN COMMUN.......

samedi 2 juillet 2011

librairie Geronimo

à partir de 18h30

dimanche 19 juin 2011

un homme ne doit pas mourir pour si peu

   samedi 25 juin /// 19h00

                LECTURE 

Méridienne et le Conservatoire à rayonnement régional de Metz Métropole vous invitent à écouter une lecture intégrale du texte bouleversant de Laurent Mauvignier : ce que j'appelle oubli
Cette fiction, librement inspirée d'un fait divers survenu à Lyon, en décembre 2009, sera lue par les comédiens :
Isabelle Bernay, Fabien Di Liberatore, Lucie Grenouilleau, Yvon Lesieur et Massimo Riggi,
sur une idée de :
Marie Llano                      

samedi 18 juin 2011

invité Gallimard 4

    lundi 27 juin /// 19h00

           Henri Godard

Depuis sa mort, voici un demi-siècle, la stature de Céline n'a cessé de croître : qu'on le veuille ou non, il est un des auteurs majeurs du XXè siècle, un des plus lus, des plus commentés et assurément des plus disputés. Céline a inventé une manière entièrement nouvelle d'écrire le français. Son Voyage au bout de la nuit a été ressenti comme un choc, comme une révolution dans la manière de dire par le roman l'expérience humaine. C'est son oeuvre de polémiste qui devait plus tard lui aliéner durablement nombre de lecteurs. Mais peut-on vraiment dissocier le génie de l'écrivain des violences de l'homme ? Pour Henri Godard les deux sont inséparables. Cette biographie se propose précisément de retracer le chemin de la vie à l'oeuvre, tout comme elle s'efforce de pénétrer le secret de cette existence à l'épreuve du travail de l'écriture. Elle part à la découverte des vérités contradictoires de Céline, que restitue par fragments, de l'enfance à la mort, une abondante correspondance récemment réunie.
C'est un portrait souvent inattendu qui se dessine peu à peu : de l'enfant sage et affectionné du Passage Choiseul au reclus de Meudon, en passant par le jeune commis de boutique, le cuirassier à jamais marqué par la guerre, le médecin des quartiers pauvres, l'antisémite furieux, le prisonnier de Copenhague, mais aussi l'amoureux de la mer et des ports, le copain qui adore parler sexe, enfin, le plus méconnu, l'homme qui mit le corps féminin et la danse au centre de sa vie. Au fil des pages et des années, c'est une figure plus intime, plus complexe, plus déchirée aussi , que découvre le lecteur. Cet itinéraire hors du commun échappe décidément aux simplifications péremptoires.

Henri Godard est l'éditeur de Céline dans la "Bibliothèque de la Pléïade" et l'auteur notamment de Poétique de Céline (1985), de Céline scandale (1994) et du Roman modes d'emploi (2006)

invité Gallimard 3

  mercredi 22 juin /// 19h00

            Annie Le Brun

 C'est au fil d'une vingtaine de chroniques libres, parues dans la Quinzaine littéraire à partir de 2001 et d'une dizaine d'autres textes que la plume tranchante d'Annie Le Brun prend ici la mesure des tendances intello-culturelles de notre époque.
"Ailleurs et autrement" balaie ainsi un spectre très large : des observations sur la langue des medias côtoient des réflexions sur l'alimentation, une tentative de réhabiliter des auteurs oubliés tels Eric Jourdan ou François-Paul Alibert alterne avec des attaques contre le "réalisme sexuel" et l'appauvrissement de nos horizons sensibles. Des expositions vues et des livres lus alimentent une pensée en perpétuel mouvement qui s'intéresse autant à des figures comme René Riesel qu'à la déforestation en Amazonie, la lingerie de Chantal Thomass ou encore la lycanthropie....
Et si Annie Le Brun ne manque pas de se référer à Sade, Roussel ou Jarry, c'est pour y trouver la distance qui lui permet de débusquer les formes toujours nouvelles que prend l'inacceptable de ce temps mais aussi d'exalter ce qui mérite encore de l'être. Non sans humour, elle nous présente une précieuse perspective : "l'increvable soleil de la médiocrité n'a pas fini de fasciner. Mais, s'il est un moyen d'y échapper, voire de la combattre, ne serait-ce pas de commencer à regarder ailleurs et autrement ?"

Annie Le Brun a publié de nombreux titres aux Editions Gallimard :
Les châteaux de la subversion, Soudain un bloc d'abîme, Sade, Ombre pour ombre, De l'éperdu, Du trop de la réalité, on n'enchaîne pas les volcans et récemment : Si rien n'avait une forme, ce serait cela  

dimanche 12 juin 2011

invité Gallimard 2

 

      

      jeudi 16 juin /// 19h00

           Christian BOBIN

Grand moment de littérature à la librairie avec la venue du très rare Christian Bobin.
Ecrivain et poète, Christian Bobin revendique la solitude comme grâce. Il a publié plus d'une quarantaine de livres souvent présentés sous la forme de fragments, et qui toujours explorent "les petites choses" comme il le dit lui-même à savoir le vide, l'enfance, la nature...   

"L'encre fraîche de Rimbaud tache mes doigts. Ses proses font trembler l'air au-dessus de la page comme sur une route fondue au soleil d'été.
Je vais chercher mon pain, mes nuages et mes étoiles dans l'unique librairie du Creusot. L'acacia au bas de la rue du Guide surgit comme un donateur fou. Son haleine sent le miel et l'or.
Toutes les fleurs se ruent vers nous en nous léguant de leur vivant leur couleur et leur innocence. Les contempler mène à la vie parfaite.
Les anémones sont si crédules que même l'enfer leur donne raison."

Christian Bobin est né en 1951 au Creusot.
Il est l'auteur d'ouvrages dont les titres s'éclairent les uns les autres comme les fragments d'un seul puzzle. Entre autres : Souveraineté du vide, Le Très-Bas, La part manquante, La plus que vive, La présence pure et Une bibliothèque de nuages.

dimanche 5 juin 2011

invité Gallimard 1

       jeudi 9 juin /// 19h00

            J.-B. PONTALIS   

 

Né en 1924, J.-B. Pontalis, élève de Sartre est agrégé de philosophie, collaborateur des Temps Modernes ; après une analyse avec Lacan, il entreprend avec Jean Laplanche la rédaction de l'incontournable vocabulaire de la psychanalyse publié en 1967 aux PUF. En 1970, il crée la nouvelle revue de psychanalyse avec entre autres Didier Anzieu et André Green.
Au début des années 80, J.-B. Pontalis évolue vers "l'écriture littéraire", notamment avec la publication de Loin. Suivront parmi d'autres : Frère du précédent, Elles, Le songe de Monomotapa, En marge des nuits... et en 2011 Un jour, le crime.
Pour J.-B. Pontalis, la littérature et la psychanalyse sont intimement liées, d'ailleurs ces titres sont "catalogués" comme des récits.

"Il existe une analogie évidente entre la psychanalyse et la littérature. Nous y voyons à l'oeuvre, sans doute par des voies différentes,.. le même postulat : être, pour la première fois, entendu, reconnu,... et dans le même mouvement, craindre d'être absorbé par la pensée et par le langage" - Perdre de vue - Gallimard 1988


Dans Un jour, le crime, J.-B. Pontalis part en promenade dans les contrées de la folie meurtrière.

Au commencement était l'acte. Cet acte était la mise à mort du père selon Freud, du frère selon la Bible.
Ce commencement est sans fin.
Nous aurons beau nous écrier : "Plus jamais ça !", les faits ne cesseront de nous démentir, de montrer la vanité de nos cris. Les faits sont têtus, disait cet entêté de Lénine.
La violence est souveraine. Partout, dehors, visible, étalée au grand jour. Partout, dedans, cachée, tapie dans l'ombre d'où elle est prête à surgir.
La passion meurtrière, qu'elle soit collective ou individuelle, la rage de détruire, l'amour de la haine ne connaissent pas de limites. Face à la démesure, nos instruments de mesure sont défaillants.

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